Quelles options après la chute annoncée de François Bayrou ?

BAYROU

Le 8 septembre, François Bayrou sollicitera la confiance de l’Assemblée nationale en vertu de l’article 49 alinéa 1 de la Constitution. Selon toute vraisemblance, cette confiance ne lui sera pas octroyée, ce qui obligera le Premier ministre à présenter sa démission. La Constitution permet d’envisager différentes options.

En cas de rejet du vote de confiance du 8 septembre 1958, le Premier ministre sera tenu, en vertu de l’article 50 de la Constitution, de présenter sa démission au Président de la République. Celui-ci devra alors désigner un successeur à François Bayrou. Or, il paraît difficile d’identifier une personnalité capable de rassembler plus largement que ce dernier.

Emmanuel Macron pourrait certes choisir de reconduire François Bayrou à Matignon. Une telle décision s’apparenterait toutefois à une provocation, même si la majorité nécessaire pour censurer le Premier ministre serait plus difficile à réunir que celle suffisante pour lui refuser la confiance, ainsi que l’observe le Professeur Derosier.

La question d’une démission du chef de l’Etat pourrait également être posée. Une telle perspective ne garantirait probablement pas une sortie de crise, les différents candidats potentiels n’étant pas réellement préparés à une telle échéance.

Reste enfin l’hypothèse d’une nouvelle dissolution, qui constituerait, selon le Professeur Jean-Philippe Derosier, la réponse la plus classique et la plus démocratique à la crise annoncée.

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